Électrification des flottes : comment les entreprises peuvent enfin maîtriser le coût de la recharge
Depuis plusieurs années, les entreprises accélèrent la transition vers les véhicules électriques. Mais une fois les premiers modèles intégrés dans les flottes, une nouvelle problématique s’impose aux gestionnaires de parc : comprendre et contrôler les coûts liés à la recharge. Contrairement au carburant, dont le suivi est simple et centralisé, la recharge électrique dépend de plusieurs lieux, plusieurs prestataires et plusieurs tarifs. C’est précisément sur ce sujet que ChargiZ apporte une réponse concrète aux entreprises engagées dans leur transition.

Électrification des flottes : une nouvelle phase pour les gestionnaires de parc
Pendant longtemps, la principale question des entreprises était de savoir quels véhicules thermiques pouvaient être remplacés par des modèles électriques. Cette étape d’arbitrage a marqué le début de la transition énergétique dans de nombreuses flottes.
Aujourd’hui, la donne a changé. Selon le Baromètre des Flottes et de la Mobilité 2026 de l’Arval Mobility Observatory, 67 % des entreprises françaises ont déjà intégré des véhicules électrifiés dans leur flotte, et 35 % utilisent exclusivement des modèles 100 % électriques. Les gestionnaires de parc entrent donc dans une nouvelle phase : celle de l’optimisation des coûts liés à l’usage quotidien.
La recharge devient alors le sujet central. Entre la recharge à domicile du salarié, sur le site de l’entreprise et sur les bornes publiques en itinérance, les entreprises jonglent avec plusieurs solutions, plusieurs tarifications et plusieurs sources de données. Cette dispersion rend la lecture globale des dépenses énergétiques particulièrement difficile à produire.
Pourquoi le coût réel de la recharge reste difficile à maîtriser
Dans la pratique, les entreprises ont souvent une idée de ce qu’elles paient chez chaque prestataire de recharge. Les gestionnaires disposent de relevés de facturation, de badges d’accès aux réseaux publics et parfois de rapports issus de leurs bornes sur site. Mais ces informations restent cloisonnées.
Chaque source de données fonctionne en silo : le logiciel de la borne sur site ne parle pas au système du prestataire de recharge publique, qui lui-même n’est pas relié aux déclarations de recharge à domicile des collaborateurs. Résultat : beaucoup d’entreprises sont incapables de produire un coût moyen de recharge par véhicule, encore moins par collaborateur ou par site.
Cette opacité empêche d’identifier les marges d’optimisation réelles. Sans vision consolidée, impossible de savoir si les conducteurs privilégient les solutions les moins coûteuses, ni de détecter les postes de dépenses excessifs liés à la recharge rapide publique.
Recharge en temps masqué : l’arbitrage qui peut tout changer
L’un des avantages structurels du véhicule électrique est la possibilité de recharger en temps masqué — c’est-à-dire pendant des périodes où le véhicule est déjà immobilisé, sans générer de contrainte supplémentaire pour le conducteur.
La recharge à domicile la nuit ou sur le site de l’entreprise pendant les heures de travail représente de loin les options les moins coûteuses. Le Tarif Réglementé de Vente de l’électricité (TRV) en heures creuses se situe autour de 0,16 €/kWh en 2026. À l’opposé, une recharge sur une borne rapide publique peut atteindre 0,50 à 0,65 €/kWh, et jusqu’à 0,85 €/kWh sur une borne ultra-rapide — un écart qui peut atteindre un facteur 5 par rapport à la recharge nocturne à domicile. Depuis le 1er janvier 2026, le règlement européen AFIR impose la facturation au kWh sur l’ensemble des bornes publiques, rendant ces comparaisons enfin possibles sur une base homogène.
Dans ce contexte, orienter les conducteurs vers la recharge en temps masqué n’est pas une contrainte : c’est le levier d’optimisation le plus accessible, et souvent le plus impactant sur le budget énergie d’une flotte.
Comment ChargiZ donne une vision unifiée des coûts de recharge
C’est exactement sur ce point que ChargiZ intervient. La plateforme se connecte directement aux véhicules via les API des constructeurs — et non à une infrastructure spécifique — ce qui lui permet de collecter les données de recharge quelle que soit la borne utilisée : domicile, site entreprise ou réseau public.
Chaque session est enregistrée automatiquement : énergie consommée, durée, date, kilométrage du véhicule. Ces données sont agrégées dans un tableau de bord unique accessible au gestionnaire de parc, qui dispose pour la première fois d’une vision consolidée du coût de recharge par véhicule, par collaborateur et par type de recharge.
Cette granularité permet d’identifier précisément les conducteurs qui rechargent majoritairement sur des bornes rapides publiques — et donc à un coût élevé — et d’engager un dialogue basé sur des données réelles pour les orienter vers des alternatives moins coûteuses. Sans données consolidées, ce pilotage est impossible. Avec ChargiZ, il devient une action de routine.
Des flottes à des niveaux de maturité très différents
Toutes les entreprises n’avancent pas au même rythme. Certaines commencent tout juste à déployer leurs premiers véhicules électriques et à structurer leur infrastructure de recharge. D’autres, plus avancées, cherchent déjà à optimiser les usages et à réduire leur facture énergétique.
Le baromètre de l’AVERE-France de début 2026 indique que la part des véhicules utilitaires électriques immatriculés en flotte a progressé de 51,5 % sur un an — un signal clair que l’électrification s’étend désormais bien au-delà des seules voitures de fonction. Par ailleurs, la Loi d’Orientation des Mobilités impose aux entreprises de plus de 100 véhicules d’intégrer au moins 20 % de véhicules à faibles émissions dans leurs renouvellements depuis 2025 — une obligation qui accélère mécaniquement l’électrification et, avec elle, les enjeux de maîtrise des coûts de recharge.
Pour ces flottes en phase d’industrialisation, les outils d’analyse et de consolidation des données de recharge deviennent un outil de pilotage essentiel, au même titre que les logiciels de gestion de parc.
La maîtrise des coûts de recharge : le prochain grand chantier des flottes
La transition vers le véhicule électrique ne s’arrête pas au choix des modèles. Une fois les véhicules déployés, les entreprises doivent apprendre à gérer un écosystème énergétique nouveau, fragmenté, et dont les coûts varient fortement selon les usages.
Comprendre le coût réel de la recharge par véhicule, identifier les comportements de recharge coûteux et réorienter les conducteurs vers des solutions moins chères : voilà les véritables enjeux opérationnels des gestionnaires de flotte en 2026. Ces enjeux ne peuvent être adressés sans une donnée consolidée au niveau du véhicule — indépendante de l’infrastructure utilisée.
Avec l’augmentation continue du nombre de véhicules électriques dans les flottes françaises, la maîtrise des coûts de recharge s’impose comme l’un des grands sujets de la mobilité professionnelle des prochaines années. Les entreprises qui s’y attèlent aujourd’hui prendront une longueur d’avance sur leur TCO flotte électrique.